Contenu

L’emploi des jeunes à La Réunion

 

Aux côtés du Conseil régional et du Conseil général, Michel LALANDE, Préfet de La Réunion, a réuni le vendredi 2 mars 2012 les collectivités locales, Pôle Emploi, l’association régionale des missions locales et les partenaires sociaux dans le cadre du service public de l’emploi régional (SPER). Le SPER est l’instance de dialogue et d’échanges sur les politiques de l’emploi à La Réunion : ses orientations sont relayées dans chaque bassin d’emplois au sein des services publics de l’emploi locaux qui se réunissent chaque mois sous la présidence du sous-préfet d’arrondissement.

Lors de sa réunion du 2 mars 2012, le SPER a abordé la situation du marché du travail et de l’emploi à La Réunion et les actions engagées par les différentes institutions représentées pour développer l’emploi et lutter contre le chômage.

Les mesures destinées à faire face à la crise économique, décidées lors du Sommet social du 18 janvier 2012, ont été présentées de manière détaillée.
Elles visent notamment :

  • à maintenir les salariés en emploi pendant les périodes de sous-activité (activité partielle, activité partielle de longue durée, formation professionnelle),
  • à faciliter l’embauche de jeunes de moins de 26 ans (dispositif « zéro charges »).


Dans le même esprit de responsabilité qui a caractérisé les travaux conduits ces derniers jours pour augmenter le pouvoir d’achat des Réunionnaises et des Réunionnais, l’ensemble des membres du SPER ont évoqué les difficultés d’accès à l’emploi des jeunes, qui ont de multiples sources, au-delà du seul rythme de création d’emplois sous l’effet de la croissance économique : manque de qualification, absence d’expérience professionnelle…

Les membres du SPER ont convenu d’engager sans délai des actions significatives dans quatre domaines principaux avec des objectifs ambitieux :

  • Pour 1 000 jeunes éloignés de l’emploi, la création d’un parcours en contrat aidé non-marchand d’un an sur des métiers offrant des débouchés dans le secteur privé.
  • Pour 1 000 jeunes peu ou pas qualifiés, l’expérimentation d’un parcours global de formation de 12 à 13 mois débouchant sur un titre ou une qualification.
  • Pour 1 000 jeunes, le recrutement par le secteur privé au moyen de CAE-DOM (contrats aidés pour le secteur marchand) ou du dispositif « Zéro charge ».
  • Pour les apprentis, une augmentation du nombre de contrats signés en 2012 grâce à l’ouverture de formations nouvelles et à la mobilisation du secteur public.


Ces engagements seront suivis au sein d’un groupe opérationnel public-privé « Emploi des jeunes 974 » qui rassemblera avec l’Etat, le Conseil régional, le Conseil général, Pôle Emploi, les missions locales et le monde économique. Il sera également ouvert à des représentants de la société civile.

La réalisation de ces engagements fera l’objet d’une communication régulière.