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La gendarmerie de La Réunion

 

En charge de la sécurité publique générale dans sa zone de compétence, la gendarmerie de La Réunion est responsable de la sécurité sur 87,66% du département occupée par 62 % de la population.

 

Les missions de la Gendarmerie de La Réunion

Commandement de la gendarmerie de la Réunion

De jour comme de nuit, privilégiant le contact avec la population, elle garantit la protection des personnes et des biens, renseigne, alerte et porte secours.

Force de police à statut militaire, la gendarmerie obéit à une triple subordination :

  •  le ministère de l’Intérieur pour l’exercice de ses missions de sécurité intérieure ;
  •  le ministère de la Défense pour l’exercice des missions de défense ;
  •  le ministère de la Justice pour l’exercice de ses missions judiciaires ;

Force de continuité sur l’arc de crise paix-crise-guerre, la gendarmerie accomplit au quotidien les missions suivantes :

  • sécurité publique générale ;
  • secours et assistance aux populations ;
  • prévention de la délinquance ;
  • police judiciaire ;
  • lutte contre l’insécurité routière ;
  • maintien de l’ordre public ;
  • lutte contre le terrorisme ;
  • missions de défense.

Compétente sur les Îles Éparses (Europa, Juan de Nova et Les Glorieuses) la gendarmerie assure de manière permanente des missions de police administrative par délégation du préfet des TAAF et de police judiciaire par habilitation du procureur général de Saint Denis.

Son organisation

Le commandement de la Gendarmerie de La Réunion

Le commandement de la gendarmerie de La Réunion (COMGEND) est la formation de gendarmerie la plus importante des départements et collectivités d’outre-mer.
A la tête de 743 officiers, sous-officiers, gendarmes et personnels civils, le général commandant la gendarmerie de La Réunion dirige une formation importante et en assure le soutien. Il dispose à cet effet de moyens, de responsabilités et de pouvoirs conséquents.
Par ailleurs, un escadron et 2 pelotons de gendarmerie mobile (EGM et PGM) de métropole, relevés tous les trois mois, assurent un renfort permanent sous forme de patrouilles pour la protection des personnes et des biens.

Au regard de son positionnement géographique singulier au cœur de la zone sud de l’océan Indien, le COMGEND est appelé à apporter une contribution active à la mise en œuvre des plans spécialisés de secours en milieu montagneux, ou encore, à l’occasion d’événements particuliers (cyclones, tsunamis, éruptions volcaniques…).

Les compagnies

La gendarmerie de la Réunion est organisée au plan opérationnel en 3 compagnies implantées à Saint-Benoît, à Saint-Paul et à Saint-Pierre. Le maillage territorial est assuré par des brigades territoriales autonomes (BTA) et des communautés de brigades (COB). Des unités spécialisées viennent compléter ou soutenir l’action des brigades.

  • La compagnie de Saint-Benoît est composée d’une communauté de brigades (Saint-Benoit / Sainte-Anne), de 6 brigades territoriales autonomes (Sainte-Marie, Sainte-Suzanne, La Plaine-des-Palmistes, Bras-Panon, Salazie, Sainte-Rose), d’une brigade de recherches (Saint-Benoit) et d’un Peloton de Surveillance et d’Intervention (PSIG).
  • La compagnie de Saint-Pierre est composée de 3 communautés de brigades (Etang Salé/Les Avirons, Saint-Joseph/Petite-Ile, Le Tampon/Trois-Mares), de 5 brigades territoriales autonomes (Saint-Louis, La Plaine-des-Cafres, Entre-Deux, Cilaos, Saint-Philippe), d’une brigade de recherches (Saint-Pierre) et d’un PSIG.
  • La compagnie de Saint-Paul est composée d’une communauté de brigades (Saint-Leu/Piton- Saint-Leu), de 7 brigades territoriales autonomes (Saint-Paul, Plateau-Caillou, Bois-de-Nèfles, Saint-Gilles, Trois-Bassins, La Saline, La Possession), d’une brigade de recherches (Saint-Paul) et d’un PSIG.

Les unités spécialisées

En matière judiciaire (+ de 40 % de l’activité quotidienne) :

  •  la section de recherches de Saint Denis (SR) ;
  • les brigades de recherches (BR) une par compagnie ;
  • la brigade départementale de renseignements et d’investigations judiciaires (BDRIJ).

Les autres unités spécialisées :

  • l’escadron départemental de sécurité routière (EDSR) composé de trois brigades motorisées (B.Mo) localisées au niveau des trois compagnies et qui exercent la surveillance du réseau et du trafic routier ;
  •  la brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ) intervenant prioritairement dans les zones péri-urbaines sensibles ;
  •  les pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) au sein de chaque compagnie et leurs équipes cynophiles.

Des unités aux compétences techniques particulières complètent ce dispositif :

  •  le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) chargé de la surveillance et de l’intervention dans les cirques ainsi que du secours en montagne dans le cadre du plan départemental spécialisé de secours en montagne ;
  •  la brigade nautique (BN) du Port composée de plongeurs formés à la réalisation de constatations en milieu aquatique ;
  •  la section aérienne de la gendarmerie (SAG) ;
  •  la brigade de gendarmerie des transports aériens (BGTA) ;
  • l’antenne du GIGN, unité spécialisée dans le domaine de l’intervention, de l’observation et du rétablissement de l’ordre public ;
  •  un escadron et deux pelotons de gendarmes mobiles déplacés articulés en 4 détachements de sécurité d’intervention (DSI), en renfort des unités territoriales et réversible en unité constituée pour le maintien de l’ordre.
  • un centre d’opérations et de renseignement de la gendarmerie (CORG) qui centralise les appels, assure la supervision de l’activité et de l’engagement des moyens et la conduite des opérations en cas de gestion de crise.


Les moyens

Les moyens spéciaux mis en œuvre par la gendarmerie sont :

  •  1 hélicoptère EC145 ;
  • 1 hélicoptère Écureuil AS350 ;
  •  4 VBRG (véhicules blindés à roues dont 2 dotés d’une lame et 1 d’un treuil) ;
  •  2 embarcations nautiques gendarmerie ;
  •  3 équipes cynophiles : 2 chiens « piste-défense » et 2 chiens « stupéfiants / défense ».