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Les Parcours Emploi Compétences : une temporisation des nouvelles demandes suite aux très bons chiffres du dispositif à La Réunion

 

Contexte : les Parcours Emploi Compétences


Depuis le 1er janvier 2018, les contrats aidés ont été transformés en parcours emplois compétences (PEC) dans le but de faciliter l’insertion professionnelle des personnes les plus éloignées de l’emploi.

En transformant les contrats aidés en parcours emploi compétences (PEC), le Ministère du Travail a mis l’accent sur le triptyque emploi-formation-accompagnement, avec pour objectif l’inclusion durable dans l’emploi des personnes les plus éloignées du marché du travail : un emploi permettant de développer des compétences transférables, un accès facilité à la formation et un accompagnement tout au long du parcours tant par l’employeur que par le service public de l’emploi.

Dans ce cadre, l’orientation en PEC s’appuie sur un diagnostic global de la situation du demandeur d’emploi et les prescripteurs publics (Pôle Emploi, Cap emploi, missions locales) sont particulièrement attentifs à la qualité de l’accompagnement mis en place par la structure d’accueil, qui doit se traduire a minima par trois temps forts :

  • un entretien tripartite : il réunit le référent prescripteur, l’employeur et le futur salarié au moment de la signature de la demande d’aide. Il doit permettre la formalisation des engagements ainsi que la déclinaison des compétences que le poste doit permettre d’acquérir parmi les compétences définies ;
  • un suivi dématérialisé durant le contrat qui peut prendre la forme d’un livret de suivi dématérialisé ;
  • un entretien de sortie, en cas de besoin, 1 à 3 mois avant la fin du contrat : il doit permettre de maintenir le bénéficiaire dans une posture de recherche active d’emploi, de faire le point sur les compétences acquises, d’évaluer le cas échéant l’opportunité d’un renouvellement de l’aide au regard de l’intérêt pour le bénéficiaire et des actions de formation engagées, de mobiliser des prestations, ou encore d’enclencher une action de formation complémentaire aux compétences acquises pendant le parcours notamment dans le cadre du plan d’investissement compétences.



Le dispositif des PECs à La Réunion en 2019 : un vif intérêt des acteurs du territoire

L’objectif en parcours emploi compétence de La Réunion a été fixé par le Ministère du Travail à 11 000 contrats pour l’année 2019. En 2018, l’objectif en parcours emploi compétences de La Réunion avait été fixée également à 11 000 parcours emploi compétences.

Dans le cadre de ces 11 000 parcours emploi compétences et afin de permettre aux entreprises de passer le cap difficile des suites de la crise des gilets jaunes de novembre, il a été décidé de consacrer 2 000 de ces parcours emploi compétences aux secteurs marchands (BTP, commerce, industrie, services). Ces contrats ont été prescrits dans les six premiers mois de l’année 2019 : ils répondaient donc à un réel besoin et ont démontré toute la pertinence de cet accompagnement « ad hoc » des entreprises à La Réunion.

Parallèlement, plus de 7 500 parcours emploi compétences ont été signés depuis le début de l’année 2019 dans le secteur non marchand (collectivités, associations), montrant là aussi l’engouement fort du territoire de La Réunion pour ce dispositif d’insertion et d’accompagnement vers l’emploi.


Une nécessaire temporisation pour aborder sereinement la fin de l’année 2019

Dans ce contexte où déjà près de 9 500 parcours emploi compétences ont déjà été signés depuis le début de l’année 2019 sur notre territoire, et devant l’intérêt toujours fort de nos partenaires, le Préfet de la Réunion a décidé de suspendre momentanément les prescriptions.

Cette pause permet de se donner le temps d’affiner la programmation et de garantir, jusqu’à la fin de l’année, un accès équilibré des différents employeurs à ce dispositif sur notre territoire, près de 1 500 parcours emploi compétences restant disponibles.

Cette temporisation, qui se veut par essence courte, sera appliquée avec discernement afin de ne pas mettre en difficulté un demandeur d’emploi ou l’employeur qui était entré dans cette démarche. Les prescriptions pourront ainsi prochainement reprendre, dans un contexte sécurisé.