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Lutte contre les violences faites aux femmes

 

La violence à l’égard des femmes constitue une violation des droits de l’homme et est définie comme "Tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvoir causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou la vie privée." (Déclaration sur l’élimination de la violence contre les femmes, ONU 20 décembre 1993)

 
Elle touche toutes les femmes quelque soit leur âge, leur statut social et se manifeste dans la vie privée (le couple, la famille) ou publique (l’école, la rue, le travail, les transports en commun…). Elle peut être verbale, physique, sexuelle, psychologique.

Les violences revêtent plusieurs formes, les plus répandues étant la violence conjugale, le viol, le mariage forcé, les mutilation sexuelles, le harcèlement sexuel. Elles sont toutes interdites et punies par la loi.

Avec un indice de violence conjugale 1,5 fois de plus qu’en métropole (15 % contre 9%) et 54 femmes mortes sous les coups de leur conjoint en dix ans la gravité des actes de violences conjugales et leur fréquence restent préoccupantes à La Réunion.

C’est la raison pour laquelle, de nombreuses actions en matière de prévention, de prise en charge, de protection ont été déployées par l’État en étroite collaboration avec les partenaires associatifs et institutionnels. Celles-ci s’inscrivent dans les orientations du 4ème plan interministériel de prévention contre les violences faites aux femmes (2014-2016).

Parmi elles, 5 initiatives ont apporté une réelle avancée en 2015 :
  • 15 téléphones d’alerte « grave danger » sont déployés dans tout le département dont 3 sont en possession des victimes de violences conjugales. Ce dispositif découle d’une convention signée en juin dernier entre le conseil régional, le conseil départemental, l’Etat, le réseau Violences Intra-Familiales (réseau VIF) et l’association réunionnaise pour l’aide juridique aux familles (ARAJUFA).
  • Deux Structures d’Accueil d’Urgence - SAUT- ont récemment vu le jour, une à la Possession et une à Saint-Pierre, pour accueillir les femmes victimes de violences, avec ou sans enfants.
  • La convention sur la systématisation des dépôts de plainte vise à faciliter les dépôts de plaintes des femmes victimes de violences et à permettre une prise en charge judiciaire et sociale de toutes les situations déclarées de violences à l’égard des femmes. Les quatre assistantes sociales dans les gendarmeries et les commissariats sont de véritables soutiens pour les victimes.
  • La tenue le 5 juin 2015, d’un colloque sur les violences faites aux femmes, intitulé « Le rôle déterminant des professionnels de santé et la prise en charge médicale ». Co-organisé par la DRDFE, l’ORVIFF, le réseau VIF et Gynécologie Sans Frontière, il a mobilisé plus de 230 professionnels de santé et autres acteurs. Cet événement marque le point de départ d’une collaboration nouvelle entre les professionnels de santé et le reste du réseau pour un meilleur dépistage, une orientation et une prise en charge des victimes.
  • Le lancement cette année d’une opération d’envergure de sensibilisation de plus de 50 000 jeunes en milieu scolaire et périscolaire sur les stéréotypes et les violences sexistes. Cette opération s’inscrit dans le cadre d’un appel à projet conjoint du ministère de la jeunesse, des outre-mer et la secrétaire d’Etat chargée aux droits des femmes, Prévention des violences faites aux femmes par la lutte contre les stéréotypes sexistes (format pdf - 455.3 ko - 29/04/2016) . Elle est portée localement par plusieurs structures : AMAFAR-EPE, Chancégal, CAP, CEMEA, Collèges Adrien Cerneau…