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Plan de lutte contre l’errance animale

 

L’État met en place un plan d’intervention en faveur des carnivores domestiques en partenariat avec les cinq intercommunalités, le conseil régional, le conseil départemental, le lycée agricole de Saint-Paul et le groupement d’étude vétérinaire sur l’errance des carnivores GEVEC.

Ce plan vient renforcer les interventions des collectivités. Une convention cadre sera signée entre l’État, les intercommunalités et le GEVEC pour l’intensification des stérilisations.

 

Un engagement fort de l’État

L’État souhaite intervenir en appui de l’action déjà menée sur les territoires des 5 intercommunalités par une mobilisation de fonds sans précédent. La condition animale dans le département est une préoccupation constante des pouvoirs publics, dont l’action est mise en place depuis plusieurs années. Cet engagement marque une volonté accrue pour diminuer le nombre de chiens et de chats errants.

Le but est de réguler les populations de chiens et chats errants, notamment en renforçant les stérilisations menées par les intercommunalités.

Au-delà de l’enjeu de sécurité publique, ce plan permettra :

  • d’améliorer la protection animale à travers la baisse d’animaux euthanasiés, tués mais également blessés sur les routes ;
  • d’améliorer le fonctionnement des refuges, actuellement surpeuplés et de leur permettre de répondre pleinement à leur rôle de maillon clé pour l’adoption des animaux ;
  • de réduire les nuisances dans les quartiers dues à la présence de chiens et chats errants ;
  • de réduire les impacts sur les élevages dus aux attaques des animaux de ferme par les chiens errants.

Les captures et ramassages réalisés par les 6 fourrières sont maintenus.

Ce plan relève de la mesure 6.1.8 du contrat de plan Etat-Région. Il est doté d’une enveloppe pluri-annuelle de 700 000 € de crédits de l’État, dont 600 000 € pour les campagnes de stérilisation et 100 000 € pour l’étude et les campagnes d’information et de sensibilisation.

La situation de l’errance animale à La Réunion

Les services de l’État sont régulièrement interpellés sur la problématique des animaux domestiques errants à La Réunion, chiens et chats confondus. Ces déclarations peuvent concerner des chiens agressifs en liberté ou encore de la maltraitance.

  • 7 479 chiens et 2 525 chats capturés par le service des fourrières animales
  • 8 943 animaux, dont 6 570 chiens et 2 373 chats euthanasiés, à comparer aux 50 000 chiens et chats euthanasiés en France chaque année, La Réunion représente ainsi 18 % du total national.
  • 6 147 animaux morts sur les routes de La Réunion.

    Soit environ 15 000 animaux tués sur les routes et euthanasiés en 2015.

Les 4 axes du plan de lutte

Intensifier les stérilisations

Il s’agit de renforcer la capacité d’agir des collectivités par l’intensification des stérilisations et d’identifications pratiquées par les vétérinaires. L’État soutient les collectivités en finançant ces prestations avec une aide de 200 000 € par an sur 3 ans (2017-2019).

2 000 stérilisations supplémentaires par an pourront ainsi être effectuées, ce qui représente une augmentation de 50 % des stérilisations actuellement pratiquées. La participation financière sera répartie territorialement au prorata du nombre de stérilisation pratiquée dans chaque intercommunalité.

Une convention cadre formalise la collaboration avec les cinq intercommunalités du département.

Une étude afin de connaître la situation de l’errance animale

Un état des lieux plus précis de la situation, notamment en définissant les mécanismes de maintien de la population des animaux errants et suivis, est engagé afin de réajuster le plan le cas échéant.

Un questionnaire d’enquête a été mis en ligne sur le site internet de la DAAF et sera disponible également sur les sites des intercommunalités et autres partenaires.
Destiné à un large public (ayant ou pas des animaux domestiques), ce questionnaire permettra de collecter des données qui serviront à mieux connaître la problématique de l’errance animale et orienter le travail qui sera fait dans le cadre de l’étude.

La maîtrise d’ouvrage de cette étude sera portée par le Lycée agricole de Saint-Paul, en partenariat avec le groupe d’étude vétérinaire sur l’errance des carnivores (GEVEC). Cette étude constituera un sujet de formation pour des personnes en difficulté socio-professionnelle. La formation sera dispensée par les CFPPA rattachés au lycée agricole de St Paul (CFPPA de Piton Saint-Leu et Saint-Benoît) dans le cadre d’un projet d’économie sociale et solidaire. Le budget pour cette étude est d’environ 100 000 €.

Une campagne d’information publique

Le plan sera accompagné d’une campagne de sensibilisation d’un large public sur l’importance de stériliser et d’identifier son animal, déclinée sur plusieurs supports (flyers, spot web, radio, TV…)

Un maintien des captures par le service des fourrières

La régulation de la population animale passe par le maintien de l’activité des fourrières qui est indispensable. Les stérilisations qui vont être renforcées dès cette année, auront pour impact de faire baisser le nombre de chiens et chats capturés et ainsi faire baisser le nombre d’animaux euthanasiés.