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Comité régional de l’alimentation (CRALIM)

 

« Vecteur de la transition écologique et sujet de santé publique, la question alimentaire et l’accès à une nourriture saine et équilibrée pour tous sont cruciales en ce début de XXIème siècle. L’accès aux produits alimentaires et la prise de conscience de la nécessité de bien s’alimenter sont également un révélateur social.

C’est pourquoi, depuis près de 15 ans, l’État se mobilise aux côtés de l’ensemble des partenaires du secteur : collectivités territoriales, associations, monde éducatif, producteurs… pour favoriser une alimentation plus sûre, plus diversifiée et plus durable.

C’est dans cet objectif de partage et de débat que se tiendra le comité régional de l’alimentation le 1er juillet. Cette année, il sera élargi pour en faire une véritable conférence régionale de l’alimentation.

L’éducation des jeunes au bien-manger, l’accès des populations fragiles à une alimentation de qualité, la lutte contre le gaspillage alimentaire, la valorisation du patrimoine agricole, agroalimentaire et culinaire, l’approvisionnement local et de qualité dans la restauration collective sont des axes forts des réflexions des collectivités et en particulier des 7 Projets Alimentaires Territoriaux (PAT) déjà labellisés à La Réunion.

Nous constatons au quotidien l’importance des élus, des acteurs de la société civile, des consommateurs et des acteurs économiques dans l’émergence et la mise en œuvre de ces projets. Je suis fier de pouvoir les accompagner et conforter cette dynamique qui doit conduire notre territoire vers la souveraineté alimentaire. »


Jacques Billant, préfet de La Réunion

 

Les politiques publiques de l’alimentation

Depuis 2008, les préfets (DRAAF et DAAF) déclinent en région la politique publique de l’alimentation animée par le ministère en charge de l’agriculture et de l’alimentation dans un cadre inter-ministériel. Ce fut d’abord le « plan national pour l’accès à une offre alimentaire sûre, diversifiée et durable » mis en place en 2008, puis, en septembre 2010, le « programme national pour l’alimentation » (PNA). Ce dernier a été réaffirmé par la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt de 2014, puis les lois EGALIM 1 (2018) et EGALIM 2 (2021).

Le plan régional de l’alimentation de La Réunion a été initié dès l’origine et il est construit sur la base des priorités fixées nationalement mais aussi, à partir du contexte et des enjeux régionaux.

Une gouvernance locale fondée sur le partenariat est essentielle pour la réussite des projets portés dans le cadre de cette politique publique. Elle permet de mettre en cohérence le programme national pour l’alimentation (PNA) et les autres plans nationaux déclinés en région (le programme national de l’alimentation et de la nutrition (PNAN), le programme national nutrition santé (PNNS), le programme réunionnais de nutrition et de lutte contre le diabète (PRND), le plan régional santé environnement, etc.).

Le plan régional de l’alimentation couvre plusieurs axes thématiques et nous ferons vendredi un focus particulier sur les Projets Alimentaires Territoriaux (PAT) à La Réunion et sur l’approvisionnement de la restauration collective en produits locaux.

Qu’est-ce que le CRALIM ?

Le Comité Régional de l’ALIMentation (CRALIM) réunit l’ensemble des acteurs de l’alimentation de La Réunion. Le CRALIM est une instance de concertation qui permet de rendre compte des outils de la politique alimentaire sur le territoire, notamment le Programme National pour I’Alimentation (PNA) et l’approvisionnement de la restauration collective.

Composition du CRALIM

La composition du CRALIM a été fixée par arrêté préfectoral. Il comprend :
-  des administrations : DAAF, Rectorat, DEETS, DEAL
-  des Collectivités territoriales : conseil régional, conseil départemental, association des maires
-  des Établissements publics : ARS-OI, ADEME
-  les chambres consulaires : chambre d’agriculture, chambre de métiers et de l’artisanat (CMA), chambre de commerce et de l’industrie (CCI)

-  les organisations professionnelles des secteurs agricole, agro-alimentaire et alimentaire : ADIR, ARIBEV, ARIFEL, ARIPA, ARIV, GAB 974, AGORES
-  les associations dont l’objet est lié à la politique de l’alimentation : Banque Alimentaire des Mascareignes, Croix Rouge

Des personnes non membres du comité (personnalités qualifiées, experts…) peuvent être invitées aux réunions du CRALIM en fonction des thématiques abordées.

A La Réunion, le préfet a souhaité élargir la liste des invités et des participants au CRALIM pour en faire une véritable « Conférence régionale de l’alimentation » afin de pouvoir échanger avec de nombreux participants et démultiplier la diffusion des expériences réussies.

Les missions du CRALIM

Le CRALIM aborde toutes les questions relatives à la mise en œuvre au niveau régional du programme national pour l’alimentation (PNA3 2019-2023). La politique de l’alimentation y est abordée sous les angles de la santé, de la nutrition (au regard de la progression du diabète sur le territoire), de l’éducation, de la lutte contre le gaspillage alimentaire, de l’ancrage territorial et de la justice sociale.

Les publics cibles sont très divers : enfants, adultes, collectivités, professionnels, associations … Une multitude d’acteurs est donc impliquée.

Il doit notamment proposer des actions pour faciliter l’atteinte des seuils définis pour l’approvisionnement de la restauration collective, à savoir à La Réunion : 20 % de produits durables et de qualité, dont 5 % de produits biologiques au 1er janvier 2022.

Fonctionnement du CRALIM

Le CRALIM se réunit en réunion plénière, au moins une fois par an, sous la présidence du préfet. Le secrétariat de cette instance est assuré par la DAAF.

Des réunions de travail thématiques sont organisées tout au long de l’année sur les sujets techniques. Les travaux menés avant 2020 avaient permis, par exemple, de faire aboutir la charte pour une restauration collective publique responsable à La Réunion, signée en avril 2019.

Enjeux de la politique de l’alimentation à La Réunion

Le programme national pour l’alimentation (PNA)

La crise sanitaire liée au COVID-19 a souligné la nécessité de renforcer la résilience de notre système alimentaire dans toutes ses dimensions et l’importance de relocaliser notre agriculture et notre alimentation pour un accès de tous à une alimentation saine, sûre et durable. Ces enjeux sont ceux du programme national pour l’alimentation (PNA) qui vise à développer des actions concrètes pour atteindre cet objectif.

La politique de l’alimentation a pour finalités « d’assurer à la population l’accès à une alimentation sûre, saine, diversifiée, de bonne qualité et en quantité suffisante, produite dans des conditions économiquement et socialement acceptables par tous, favorisant l’emploi, la protection de l’environnement et des paysages et contribuant à l’atténuation et à l’adaptation aux effets du changement climatique ».

Ce programme s’inscrit dans le sens des recommandations internationales de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Abordant pratiquement toutes les dimensions de l’alimentation, qu’il s’agisse de la santé, de la nutrition, de l’aide alimentaire, de l’éducation, du gaspillage, de l’ancrage territorial, de l’économie circulaire, de la protection de l’environnement et de la biodiversité, le PNA propose une approche transversale et intégrative s’adressant à des publics cibles très divers (enfants, adultes, collectivités, professionnels de la chaîne alimentaire, associations, etc.). Il s’inscrit également dans le projet agroécologique porté par le ministère en charge de l’agriculture.

Sur la base des attentes exprimées lors des États généraux de l’alimentation, il a été décidé de conserver dans ce PNA 3 les axes fondamentaux du PNA précédent, tout en tenant compte de nouvelles orientations plébiscitées :

-  trois axes thématiques : la justice sociale, la lutte contre le gaspillage alimentaire, l’éducation alimentaire ;
-  deux axes transversaux : les projets alimentaires territoriaux et la restauration collective.

Au croisement de différentes politiques publiques relatives à la préservation de la santé, à l’environnement et à la transition agroécologique, le PNA est complémentaire de nombreux autres plans. Il est plus spécifiquement articulé avec le nouveau plan national nutrition santé (PNNS 4) 2019-2023 qui fixe les objectifs, principes et orientations de la politique nutritionnelle.

Le PNA et le PNNS sont les deux principaux outils de la politique nationale de l’alimentation et de la nutrition portée par le gouvernement pour 2019-2023. Ils font l’objet d’un document de présentation commun dévoilé lors du Comité Interministériel de la Santé du 25 mars 2019
 :
le programme national de l’alimentation et de la nutrition (PNAN).

Nous sommes tous concernés par la qualité de l’alimentation, que ce soit pour nous-mêmes, nos proches, nos enfants, nos parents. Travailler à l’amélioration de la qualité des repas, notamment en restauration collective, c’est répondre aux enjeux majeurs de santé publique, de préservation de l’environnement, et de justice sociale. C’est aussi participer à la nécessaire reterritorialisation de notre alimentation. Ces enjeux sont devenus encore plus cruciaux à la lumière de la crise sanitaire.

La loi EGAlim et la loi Climat sont issues des réflexions engagées sur le terrain. Les citoyens, les professionnels, les élus et l’Etat ont exprimé l’importance d’accompagner le changement des pratiques alimentaires et de permettre une juste rémunération des agriculteurs. Ces deux lois ont introduit des mesures inédites et très ambitieuses.

Les projets alimentaires territoriaux (PAT) sont élaborés de manière concertée à l’initiative des acteurs d’un territoire. Ils visent à donner un cadre stratégique et opérationnel, à des actions partenariales répondant aux enjeux sociaux, environnementaux, économiques et de santé. L’alimentation devient alors un axe intégrateur et structurant de mise en cohérence des politiques sectorielles sur ce territoire pour répondre aux attentes des citoyens.

Les Projets Alimentaires Territoriaux (PAT à La Réunion

Créés en 2014 par la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, les PAT s’appuient sur un diagnostic partagé faisant un état des lieux de la production agricole et alimentaire locale, du besoin alimentaire des habitants et identifiant les atouts et contraintes sociales, économiques et environnementales du territoire. lis participent à la déclinaison des objectifs du Programme national pour l’alimentation (PNA) dans les territoires et à leur conciliation avec les enjeux locaux.

Les PAT répondent à un enjeu d’ancrage territorial et revêtent 3 dimensions structurantes :

-  Économique : structuration et consolidation des filières, rapprochement de l’offre et de la demande, maintien de la valeur ajoutée sur le territoire, contribution à l’installation d’agriculteurs et à la préservation des espaces agricoles

-  Environnementale : développement de la consommation de produits locaux et de qualité, valorisation d’un nouveau mode de production agro écologique, dont la production biologique, préservation de l’eau et des paysages, lutte contre le gaspillage alimentaire

-  Sociale : éducation alimentaire, création de liens, accessibilité sociale, don alimentaire, valorisation du patrimoine

Le diagnostic partagé par les acteurs locaux et la coordination de l’ensemble des actions par une instance de gouvernance sont gages de la réussite de la mise en place d’un PAT. La DAAF peut accompagner les porteurs de projets dans cette démarche, et faciliter la mise en relation avec les acteurs.

Les actions du PAT répondent aux objectifs du Plan Réunionnais de Développement Durable de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire (PRAAD) et du Programme national pour l’alimentation (PNA), et peuvent s’articuler avec d’autres outils de politique publique territoriale : Programme Réunionnais de Nutrition et de Lutte contre le diabète (PRND), schéma de cohérence territoriale (SCoT), agenda 21 local, charte du Parc national de La Réunion (PNR), contrat local de santé (CLS), stratégie touristique, etc.

Les projets alimentaires territoriaux peuvent mobiliser des fonds publics et privés. lis peuvent également générer leurs propres ressources. En 2021, le plan France Relance a permis de faire émerger plusieurs initiatives sur le territoire réunionnais.

Les 7 PAT déjà labellisés de La Réunion : Mafate, Cilaos, Bras-Panon, La Possession, Trois­ Bassins, L’Entre-Deux et La Plaine des Palmistes.

Dispositifs transversaux par essence, les PAT regroupent différents domaines (alimentation, agriculture, environnement, santé, justice sociale, économie, aménagement du territoire) pour les mettre en cohérence sur un territoire donné, autour de la thématique de l’alimentation.

Ils reposent sur le volontariat des partenaires : collectivités territoriales, agriculteurs, producteurs, entreprises et coopératives de transformation, de distribution et de commercialisation, acteurs de l’économie sociale et solidaire, organismes d’appui et de recherche, société civile.

La mobilisation des territoires, l’appropriation locale des enjeux liés à l’alimentation (éducation alimentaire, précarité alimentaire, patrimoine alimentaire) sont des conditions de réussite de la démarche du PAT.

Éducation alimentaire

Miser sur l’éducation alimentaire, c’est faire le pari à la fois des jeunes générations pour qu’elles comprennent, appréhendent et s’approprient les comportements alimentaires plus favorables à la santé et à l’environnement, mais c’est aussi cibler leurs proches pour qu’ils puissent découvrir ou redécouvrir le patrimoine culinaire réunionnais.

Les comportements alimentaires et le goût se forment dès le plus jeune âge. Renforcer l’éducation à l’alimentation des plus jeunes, c’est leur donner les moyens de comprendre et de s’approprier le lien entre l’alimentation, la santé, l’environnement et l’agriculture. Ce travail de transmission doit permettre à tout un chacun de saisir l’importance des enjeux de notre agriculture et de notre modèle alimentaire, de la fourche à la fourchette.

L’école est un lieu privilégié de promotion d’une alimentation saine et durable fondée sur la convivialité, le goût et l’équilibre entre les aliments. Il convient de donner aux élèves les moyens de connaître, d’accéder et d’apprécier la richesse de l’alimentation réunionnaise.

L’éducation alimentaire est un levier pour la transition alimentaire.

Ex : projet d’école de cuisine (PAT de Bras-Panon)

Précarité alimentaire

Une partie de la population réunionnaise est en situation de précarité alimentaire, car elle n’est pas en mesure de s’offrir une alimentation suffisante, lui permettant de faire trois repas par jour.

L’alimentation touche à la dignité de la personne. C’est pourquoi le PAT revêt une dimension sociale incontournable afin que chacun puisse accéder à une alimentation favorable à la santé quelles que soient ses ressources financières et son lieu de vie.

L’idée est de lutter contre la précarité alimentaire en favorisant l’accès à une alimentation sûre, diversifiée, de bonne qualité et en quantité suffisante aux personnes en situation de vulnérabilité économique ou sociale.

Ces personnes sont souvent conduites à faire des choix alimentaires contraints, de moindre qualité. Le PAT soutient les initiatives locales pour favoriser l’accès des populations les plus modestes à des produits frais, de qualité ou issus de modes de productions plus vertueux, tout en développant les capacités des personnes à agir par et pour elles-mêmes dans leur environnement.

Le PAT vise à réduire les inégalités territoriales d’accès à une bonne alimentation, notamment par la couverture de l’ensemble du territoire, par des actions locales définies au plus près des réalités du terrain.

Ex : projet d’épicerie sociale (PAT de Trois-Bassins)

Patrimoine alimentaire

L’agriculture et l’agroalimentaire sont une source de dynamisme pour le territoire réunionnais.
Le patrimoine alimentaire et culinaire est riche de produits locaux qui bénéficient d’une image de qualité. Il constitue un élément structurant de l’identité patrimoniale réunionnaise qui mérite d’être préservé et valorisé.

Faire rayonner le modèle agricole et agroalimentaire, c’est donner, voire redonner, aux jeunes agriculteurs et entrepreneurs un avenir et une place dans la société.

Ex : projet d’organisation solidaire pour la production agricole et alimentaire locale (PAT de l’Entre-Deux)

La restauration collective à La Réunion

La mesure la plus emblématique de la loi concerne l’approvisionnement de la restauration collective en produits durables et de qualité. L’objectif est d’atteindre, en 2030 pour La Réunion, au moins 50 % de produits durables et de qualité, dont 20 % de produits biologiques dans les repas servis.

La seconde mesure concerne la diversification des sources de protéines, avec un objectif d’introduire plus de protéines végétales dans les repas.

Par ailleurs, l’information des usagers doit être effective sur la nature des produits entrant dans la composition des repas, ainsi que sur leur qualité nutritionnelle.

Ensuite, des mesures renforcent les obligations en terme de lutte contre le gaspillage alimentaire et les dons alimentaires.
Et enfin, des premières mesures environnementales concernent la substitution des plastiques.

Les mesures sont sectorisées. L’application est progressive sur la base d’un calendrier d’entrée en vigueur échelonné.

Ainsi, certaines mesures concernent l’ensemble des restaurants collectifs rendant un service public (tels la restauration scolaire et universitaire, hospitalière et médico-sociale, ou encore les services de l’Etat). C’est notamment le cas de la mesure concernant l’approvisionnement en produits durables et de qualité et en produits biologiques (à La Réunion : 20 % dont 5 % de produits biologiques depuis le 1er janvier 2022, 35 % dont 10 % au 1er janvier 2026 et 50 % dont 20 % au 1er janvier 2030).

D’autres mesures sont plus ciblées, comme la présentation d’un menu végétarien par semaine, déjà en vigueur pour la restauration scolaire.

Enfin, quelques mesures s’étendent à la restauration commerciale, comme l’interdiction des ustensiles en plastique à usage unique depuis le 1er janvier 2020.

À La Réunion, la restauration collective représente près de 31 millions de repas chaque année. En cela, elle est reconnue comme un levier pour accélérer la transition vers une alimentation plus durable, plus sûre et accessible à tous.

Approvisionnements en produits durables et de qualité

La restauration scolaire est un levier pour transformer les systèmes alimentaires et améliorer leur durabilité, en agissant d’une part sur les habitudes de consommation et l’éducation nutritionnelle des jeunes, et d’autre part sur la valorisation de circuits d’approvisionnement de proximité en produits de qualité.

Améliorer la qualité des repas servis tout en maîtrisant leur coût est l’objectif de la loi EGAlim. Il est indispensable que chacun des acteurs, qu’il soit acheteur, cuisinier, personnel de service, etc … soit bien informé et formé sur ces différents sujets pour arriver à mettre en œuvre ces mesures.

Les réseaux de la restauration collective et les projets alimentaires territoriaux, de plus en plus nombreux, s’organisent pour accompagner et former les acteurs. Ces réseaux contribuent à la mise en œuvre de solutions. Le CNFPT propose une offre complète de formation à destination des acheteurs et des personnels de restauration sur les différents sujets évoqués et mettent à disposition un e-communauté alimentation - restauration collective accessible à tous.

Des guides conçus par les professionnels, réunis au sein du Conseil national de la restauration collective (CNRC), sont déjà disponibles. D’autres sont en préparation. Vous pouvez les retrouver sur la plateforme gouvernementale« ma cantine » aux côtés d’autres outils.

Démarches de la production locale

Les produits entrant dans le décompte des produits durables et de qualité sont divers : on y trouve notamment les produits issus de l’agriculture biologique, les produits bénéficiant des autres signes officiels de qualité et d’origine (SIQO) : le label rouge, les appellations d’origine (AOC, AOP), l’indication géographique (IGP), la spécialité traditionnelle garantie (STG), les produits issus d’une exploitation« haute valeur environnementale » (HVE) et ceux issus d’une exploitation certifiée niveau 2 jusqu’en 2026, certains produits fermiers, les produits bénéficiant de l’écolabel pêche durable, les produits bénéficiant du logo région ultrapériphérique (RUP) et les produits issus du commerce équitable.

Hormis les produits fermiers et commerce équitable, tous ces produits bénéficient de logos officiels permettant de les identifier. Enfin, les restaurants collectifs sont encouragés à acquérir des produits dans le cadre des projets alimentaires territoriaux.

Le calcul des pourcentages se fait sur les valeurs d’achat et par année civile, qui devront être télé déclarés sur la plateforme gouvernementale « ma cantine » à partir de 2022, afin d’établir un bilan et un suivi de la loi.

Ex : vidéos sur des exploitations HVE à La Réunion
⚠️ <html>https://www.youtube.com/watch?v=5WfXxAE-hoo</html>
⚠️ <html>https://www.youtube.com/watch?v=yXrLXzBF7No</html>

Lutte contre le gaspillage alimentaire

Lutter contre le gaspillage alimentaire est éthiquement primordial, quand de nombreuses personnes peinent à se nourrir. Il s’agit aussi de préserver l’environnement et les ressources naturelles. Comme pour la diversification des sources de protéines, c’est un levier financier important pour permettre la montée en gamme des produits utilisés.

La loi a donc renforcé les mesures de lutte contre le gaspillage alimentaire. Ainsi, chaque restaurant collectif, public ou privé, doit mettre en place une démarche de progrès précédée d’un diagnostic.

Rendre impropres à la consommation les excédents alimentaires encore consommables n’est plus autorisé.

Les plus grands opérateurs, préparant plus de 3000 repas par jour, doivent proposer à une association d’aide alimentaire une convention de don.

Les établissements volontaires peuvent expérimenter le recours à une solution de réservation de repas.

Ex : actions en restauration scolaire (collèges)

Remise des prix No gaspi 2021 : https://youtu.be/x4u_zulbdsw

Liens vidéos

Exploitations HVE à La Réunion (Terres d’ici, FRCA, 2019) :

⚠️ <html>https://www.youtube.com/watch?v=5WfXxAE-hoo</html> ⚠️ <html>https://www.youtube.com/watch?v=yXrLXzBF7No</html>

Actions en restauration scolaire (collèges, Département)

Remise des prix No gaspi 2021 : https://youtu.be/x4u_zulbdsw
Magazine« Du champ à l’assiette » (2020) : https://youtu.be/12WsiVQ_x5o
Actualité« Du champ à l’assiette » (2019) : https://youtu.be/bvg3QUBwlDU

Jardin collectif de Trois Bassins (MAOTEO, PAT de Trois Bassins, Loca’Terre, 2022) :

⚠️ <html>https://www.facebook.com/watch/?v=5084805618264589&ref=sharing</html> https://vimeo.com/709454594

Projet Mémoire numérique (CYBERUN, PAT de Trois Bassins) :

⚠️ <html>https://www.facebook.com/1047834681981728/posts/4840223346076157/?sfnsn=mo</html>